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jeudi 2 février 2012

travestisme et domination

Certains travestis aiment s'adonner a des jeux de domination et de soumission.
Comme je l'ai explique des des posts precedents, le travesti comme le fetichiste a une croyance solidement ancree dans l'inconscient que la femme est dominante.
Parce que la mere n'a pas evoque de desir envers un pere symbole de la domination (elle n'a pas recherche la domination), le fils est coince dans dans sa relation avec sa mere (pas de triangulation), qui est de facon originelle une relation de domination soumission (la mere est l'adulte, la mere toute puissante qui ne recherche pas a se soumettre a une tierce personne).
Le fetichiste doit symbolise la domination de sa mere par le fetiche (chaussure, lingerie, pied, nez, latex...) alors que le travesti se designe lui meme comme le symbole de la domination feminine (il incarne le phallus de la mere).
Pour permettre a son fils de reconnaitre la castration de la femme, il faut que la mere le reconnaisse en desirant se soumettre a une tierce personne.
Cette theorie est peut etre machiste, mais c'est bien la l'origine du travestisme. Je pense que les meres feministes sont plus enclines a engendre des fils travestis, fetichistes ou homosexuels.

mardi 24 janvier 2012

la femme phallique

Beaucoup d'hommes, y compris les travestis, sont attires par des femmes phaliques (au sens figure) voire meme au sens propre (travesti ou transexuelle).
La femme parfaite pour le travesti, est une femme ultra feminine, dotee deu fetiche et voire meme d'un sexe masculin.
Cette incarnation de la femme phallique est la femme fusionnelle, dominante, objet de desir et qui comble tous les desirs.
L'investigation de l'attraction envers les transexuelles, me parait etre une bonne voie pour essayer de comprendre un peu plus le fetichisme et le travestisme.
La transexuelle est l'incarnation de la femme dominatrice par un homme devenu femme mais les femmes dominatrices existent et je pense que ce type femme est plus suceptible d'engendrer des hommes travestis.
Un lien sur le sujet:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominatrice

Petit coup de pompe...

cela faisait un mois que je ne m'etais pas travesti.. Alors certes la derniere fois, je m'etais completement travesti (sans le maquillage toutefois) et cette fois ci faute de temps j'ai juste enfile une paire d'escarpins noirs vernis et cela a suffi a provoquer mon excitation, mes fantasmes d'etre une femme soumise et la satisfaction sexuelle...
Car ces escarpins representent bien le fetiche, la partie la plus excitante, la plus representatrice de la domination feminine.
Les femmes de ma famille (ma mere, mes tantes, mes soeurs) ont toujours dirige la famille. Certaines d'entre elles ne sont pas mariees et pour cause, pourquoi auraient elles besoin d'un amant ou d'un compagnon si la femme se suffit a elle meme?
Ma mere prend les decisions, veut tout savoir (de maniere souvent indirecte elle prend des renseignements sur ma vie), son mari n'est la que pour mon statut social de femme mariee a la tete d'une famille a priori parfaite...
Ces meres de travestis sont donc dominantes, omnipresentes, se suffisent a elles meme (elle n'eprouvent pas de desir sexuel pour l'homme qui n'est la que pour leur permettre d'avoir des enfants et d'etre enfin completes).
Cette reflexion je l'ai donc desormais depuis quelques annees, et pourtant je continue a me travestir... C'est un peu deprimant. Je sais que beaucoup de travestis vont me dire "mais pourquoi renie tu cet aspect de toi qui t'apporte tant de plaisir?". Parce qu'il complique la vie. Parce que aimant les femmes, il est toujours plus difficile de trouver la perle rare qui accepte de cohabiter avec ce double imaginaire, ou qui accepte de vivre avec une personne qui est un homme mais qui aime se sentir femme de temps en temps.
Le travesti est un homme qui a grandi dans un monde domine par la femme (ce qui est un trait commun avec les homosexuels par ailleurs).
Cette quete de soi est complexe, l'acceptation de ce phenomene est difficile. J'espere etre en paix un jour avec cette quete personnelle...
Bien a vous chers lecteurs

jeudi 29 décembre 2011

La mere desirante

Apres une longue periode sans travestisme, une pulsion est revenue aujourd'hui, et comme j'etais seul a la maison, j'en ai profite pour m'abandonner a ce plaisir que j'avais delaisse.
Comme a chaque fois desormais, j'essaie d'analyser les raisons qui me poussent a me travestir, et je me suis demander si c'est la toute puissance maternelle (la mere pretend etre celle qui dirige tout, elle n'a pas besoin d'homme) ou si l'absence de desir de la mere.
Je pense que la deuxieme raison prevaut, meme si les deux sont valables.
La mere doit a la fois etre desirante (et le demontrer dans son discours) et a la fois reconnaitre la superiorite d'une tierce personne (le pere, un amant, ou meme une autre femme dominante si la mere est lesbienne).
La mere du travesti ne reconnait pas la superiorite du pere, et n'a pas de desir, le pere etant reduit au role de geniteur (ou a celui qui pourvoit aux besoins financiers de la famille).
Je pense que si la mere est desirante et si elle le reconnait dans son discours, alors le fils peut la voir comme manquante, et enfin accepter la castration symbolique de la mere.

mardi 6 décembre 2011

La place du pere

J'ai parle dans l'article precedent de la place importante du pere symbolique, qui existe dans le discours de la mere, en tant qu'objet du desir de la mere (il est celui qui comble son desir) et comme representant de la loi.
Ce pere symbolique est a distinguer du pere reel (geniteur ou celui qui subvient aux besoins de la famille) et du pere imaginaire (figure imaginaire en tant que chef de famille, pres de ses enfants, etc...).
Une definition des 3 peres (reel, symbolique et imaginaire) est disponible ici:

La place du pere

La mere doit donc parler de son plaisir, citer a plusieurs reprises le pere comme objet de son desir et representant de la loi. C'est la condition indispensable pour faire exister le pere symbolique et sauver l'enfant de l'amour devorant de la mere ou la peur de l'abandon.
Le pere symbolique est une notion distincte du pere reel. Ainsi une mere seule, peut faire vivre le pere symbolique dans son discours et permettre le developpement de ses enfants, alors que dans une famille avec les 2 parents, si la mere nie tout desir pour le pere, on aura un developpement dysfonctionnel de l'enfant avec manque du pere symbolique.

L'absence de pere symbolique est donc la cause principale du travestisme fetichiste.

lundi 5 décembre 2011

le pere symbolique, sauveur de l'enfant

J'ai trouve sur wikipedia un article interessant sur la difference des sexes, qui fait explique que le pere sauve l'enfant puisqu'en limitant la toute puissance de la mere, il delivre l'enfant de la peur d'etre devore par l'amour de la mere, ou d'etre abandonne.
Je ne sais pas si la presence du pere symbolique est introduit par l'envie de Penis de la mere, car le pere imaginaire est different du pere reel. Si la mere ne desire pas le pere, je pense qu'il n'y a pas de pere symbolique et donc le risque d'etre devore par la mere existe et peut mener a la combinaison angoisse de castration/fusion avec la mere qui mene au travestisme fetichiste.
L'article est disponible ici (voir section Jacques Lacan)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Diff%C3%A9rence_des_sexes


Pour Freud, l’angoisse de castration est au cœur du complexe d’Œdipe. Jacques Lacan complète l’analyse de Freud et Deutsch en l’articulant autour de la dichotomie castration imaginaire / castration symbolique.
Le petit enfant craint deux choses4 : être l’objet de l’amour « dévorant » de sa mère tout autant que d’être abandonné par elle. Dans les deux cas, sa vie est en danger. Il faut la séduire. Pour la séduire, il faut lui apporter quelque chose qu’elle désire. La découverte que la mère ne possède pas de pénis et qu’elle a une « envie du pénis » n’arrange pas les choses, ne résout pas la dépendance de l’enfant vis-à-vis de la mère. Symboliquement, le père limite la toute-puissance de la mère, lui interdisant de jouir pleinement de son enfant ou de l’abandonner. Sauveur, il l’est à plus d’un titre, puisque la découverte que la mère est dépourvue de pénis s’accompagne de la réalisation que le père possède, lui, ce phallus que la mère désire, dédouanant ainsi l’enfant de l’obligation (et du souhait) de satisfaire la jouissance de la mère. Jusqu’ici, le destin de l’enfant, garçon ou fille, sont psychologiquement identiques et tous deux se séparent de la mère.
Le fils, soumis à l’angoisse de castration de la part d’un père perçu comme omnipotent, doit cesser d’entrer en compétition avec le père dans l’amour de la mère. Pour préserver sa virilité, il doit aussi renoncer à l’idée de se faire l’objet de la jouissance du père.
La petite fille fait « amie-amie » avec la mère ; en adoptant son « envie du pénis », elle tente de correspondre à l’imaginaire de ce que la mère désire. Par rapport à l’angoisse de la castration, elle n’a rien à craindre. Elle peut poursuivre dans son aspiration à se faire aimer du père fantasmé comme tout-puissant et (c’est la même chose) dont la jouissance est illimitée. C’est la définition du masochisme. Sa passivité et ce masochisme seront tempérés par les composantes actives de son idéal du moi.

jeudi 4 août 2011

les femmes dominent elles dans votre foyer?

Je me souviens de la premiere question de mon psy, lorsque j'ai commence ma therapie il y a 10 ans: "est-ce que ce sont les femmes qui dominaient dans votre foyer?"
Sur l'instant je ne voyais pas le rapport avec mes pulsions de travestisme, mais aujourd'hui apres avoir parcouru beaucoup de litterature sur le sujet, apres avoir fait une analyse, puis auto-analyse, je me rends bien compte que cette question etait bien le fil conducteur qui doit m'amener a tout comprendre.
J'ai deja ecrit sur le concept de femme phallique, mais des fois je pose toujours des questions sur le lien entre castration, domination et envie de penis qui sont des notions qui concernent directement la mere du travesti.
J'ai ecrit que le travestisme etait lie au deni de la castration symbolique de la mere (non, la mere n'est pas castree/manquante, elle est toute puissante, et j'incarnerai cette femme puissante/dominante), ce deni provenant probablement de l'attitude de la mere qui ne reconnait pas son manque (la mere a elle meme l'image d'un femme puissante, qui n'a pas besoin d'un homme pour exister).
La mere ne voit pas ce qui lui manque, pour elle le pere n'est pas superieur, au contraire les femmes dominent (idee du girl power, chere aux feministes).
Les meres peuvent donc s'occuper de leurs enfants, gerer les taches du foyer et tant mieux si le pere est absent!
je pense que dans le cas d'un developpement "normal" (ou "ordinaire" car certains me diront qu'il n'y a pas de normalite, juste des conventions), la mere dresse un portrait du pere comme quelqu'un de "plus fort". En dressant ce portrait, la femme reconnait le manque puisque si le pere est plus fort, c'est qu'il a quelque chose qu'elle n'a pas, et elle transmet la puissante et l'autorite que le fils lui attribuait jusque la. D'ailleurs on remarque que les enfants a l'age du complexe d'oedipe ou d'electre (pour les filles) idealisent leur pere, qui le "plus fort de tous les papas".
Pour le travesti, comme la mere n'a pas admire le pere, l'enfant continue d'admirer sa mere qui reste toute puissante.
La mere est heureuse de rester la toute puissante car cela lui permet de garder un lien privilegie avec son fils.
En resume, la castration de la mere se manifeste donc par sa profonde admiration envers un male (autre que le fils) que le fils pourra identifier comme le porteur du phallus, se liberant ainsi de l'angoisse de castration.
Pour en revenir a la question de mon psy, je dirais oui ce sont les femmes qui dominaient dans le foyer, et elles n'etaient pas pretes a ceder leur domination.