Je souhaiterais parler aujourd'hui du pere (reel, symbolique et imaginaire) tel que decrit par Jacques Lacan (voir page wikipedia)
L'analyse de ma derniere experience de travestisme m'amene a confirmer que le travesti recherche a retrouver sa mere et la relation fusionnelle qui lui procure tant de plaisir.
Tout petit garcon aime se retrouver dans les jupons de sa mere pour la protection et l'affection qu'elle lui apporte. Neanmoins, c'est a la mere de prononcer l'interdit de fusion par le "nom du pere". Dans le discours de la mere, le pere est presente a la fois comme objet de desir et d'amour de la la mere, et comme interdit de fusion mere-fils (le pere devient menace de castration). Le fils sort de l'oedipe par l'identification avec le pere et resout ainsi son angoisse de castration.
Je pense que pour le travesti, la mere n'a pas prononce le "nom du pere", preferant prolonger le plus longtemps possible la relation fusionnelle avec son fils qui est gratifiante. Les raisons de ce silence de la mere peuvent etre multiples (la mere a elle meme une vision toute puissante de la femme qui remis l'homme au rang de faire valoir, ou alors la mere peut essayer de rattrapper avec son fils les absences du pere).
Quoiqu'il en soit c'est donc le nom du pere dans le discours de la mere qui est primordial pour la resolution de l'oedipe. Sinon le fils ne cessera de chercher les jupons de sa mere car l'interdit n'aura pas ete prononce.
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lundi 13 décembre 2010
dimanche 28 novembre 2010
Un aveu de castration
J'avais lu un article sur le complexe de castration, au sujet d'une petite fille qui cherchait absolument un aveu de castration de la part de sa mere. Qu'entend t on par aveu de castration, simplement le fait que la mere avoue qu'elle aimerait avoir un penis comme le pere, car les hommes sont plus forts que les femmes. L'aveu de castration, c'et reconnaitre la puissance masculine et le desir d'etre dominee.
Les meres de travestis ne cherchent pas d'homme dominateur, elle veulent etre tranquille, seule avec leur enfant. La mere tire plus de satisfaction de la relation qu'elle a avec son enfant qu'avec son mari.
Difficile pour l'enfant des lors de reconnaitre la castration de sa mere si elle meme ne la reconnait pas.
La plupart des femmes reconnaissent leur castration neanmoins (puisque les travestis sont en minorite parmi les hommes), et c'est pour cela je pense, qu'il y a tant d'inegalites homme femme dans notre societe. Les hommes se pensent superieurs, mais les femmes inconsciemment se pensent inferieures, sauf les feministes et les meres fusionnelles comme les meres de travestis et de transexuels.
Faut il chercher un aveu de castration? C'est comme demander a un travesti de renoncer a se travestir. Les croyances sont ancrees dans l'inconscient et il est bien difficile de les remettre en cause...
Les meres de travestis ne cherchent pas d'homme dominateur, elle veulent etre tranquille, seule avec leur enfant. La mere tire plus de satisfaction de la relation qu'elle a avec son enfant qu'avec son mari.
Difficile pour l'enfant des lors de reconnaitre la castration de sa mere si elle meme ne la reconnait pas.
La plupart des femmes reconnaissent leur castration neanmoins (puisque les travestis sont en minorite parmi les hommes), et c'est pour cela je pense, qu'il y a tant d'inegalites homme femme dans notre societe. Les hommes se pensent superieurs, mais les femmes inconsciemment se pensent inferieures, sauf les feministes et les meres fusionnelles comme les meres de travestis et de transexuels.
Faut il chercher un aveu de castration? C'est comme demander a un travesti de renoncer a se travestir. Les croyances sont ancrees dans l'inconscient et il est bien difficile de les remettre en cause...
Le processus d'analyse
Je voudrais faire part aujourd'hui du processus d'analyse tu travestisme que j'utilise et qui a evolue au cours du temps.
Aujourd'hui, apres des annees de therapie et d'autoanalyse, je suis en mesure de mieux controler mes pulsions de travestisme, et aussi de mieux les accepter. Ces pulsions resultent d'une angoisse (angoisse de castration) qui agit comme un cycle: stress et envie urgente de se travestir, passage a l'acte (qui inclut quasiment a chaque fois masturbation et donc satisfaction sexuelle), et effet "douche froide" avec un retour a une identite masculine. Auparavant lorsque la satisfaction sexuelle etait atteinte, je me depechais de tout enlever et tout oublier. Certains meme vont jusqu'a se debarrasser de leurs vetements feminins accumules pendant des mois, voire des annees, avant de "rechuter". Je pense qu'il inutile de jeter les vetements, car ce n'est pas ca qui empechera les pulsions de revenir. Aujourd'hui, j'accepte plus facilement ces pulsions, qui apres tout apportent du plaisir, et j'essaie d'analyser ce qui se passe dans ma tete pendant ces actes de travestisme et c'est ainsi que j'arrive a comprendre petit a petit ce qui se passe en moi.
Car il ne s'agit pas de pulsions ponctuelles inexpliquees, il s'agit de causes qui remontent a l'enfance, et meme a l'enfance des parents en particulier la mere et qui sont ancrees profondement dans mon inconscient.
Voila, tout ca pour dire qu'il ne sert a rien de culpabiliser, nous ne sommes pas les seuls a nous travestir (il y a plusieurs milliers de visiteurs uniques sur mon blog, dont je parie 90% sont des travestis ou amateurs de travestis). Au contraire, utilisons ces moments de travestisme pour essayer de mieux nous connaitre, et mieux nous accepter.
Aujourd'hui, apres des annees de therapie et d'autoanalyse, je suis en mesure de mieux controler mes pulsions de travestisme, et aussi de mieux les accepter. Ces pulsions resultent d'une angoisse (angoisse de castration) qui agit comme un cycle: stress et envie urgente de se travestir, passage a l'acte (qui inclut quasiment a chaque fois masturbation et donc satisfaction sexuelle), et effet "douche froide" avec un retour a une identite masculine. Auparavant lorsque la satisfaction sexuelle etait atteinte, je me depechais de tout enlever et tout oublier. Certains meme vont jusqu'a se debarrasser de leurs vetements feminins accumules pendant des mois, voire des annees, avant de "rechuter". Je pense qu'il inutile de jeter les vetements, car ce n'est pas ca qui empechera les pulsions de revenir. Aujourd'hui, j'accepte plus facilement ces pulsions, qui apres tout apportent du plaisir, et j'essaie d'analyser ce qui se passe dans ma tete pendant ces actes de travestisme et c'est ainsi que j'arrive a comprendre petit a petit ce qui se passe en moi.
Car il ne s'agit pas de pulsions ponctuelles inexpliquees, il s'agit de causes qui remontent a l'enfance, et meme a l'enfance des parents en particulier la mere et qui sont ancrees profondement dans mon inconscient.
Voila, tout ca pour dire qu'il ne sert a rien de culpabiliser, nous ne sommes pas les seuls a nous travestir (il y a plusieurs milliers de visiteurs uniques sur mon blog, dont je parie 90% sont des travestis ou amateurs de travestis). Au contraire, utilisons ces moments de travestisme pour essayer de mieux nous connaitre, et mieux nous accepter.
samedi 27 novembre 2010
Psychanalyse transgenerationnelle
Tout d'abord je tiens a m'excuser pour ce long silence, j'ai demenage dans un autre pays et donc j'ai ete pas mal occupe ces temps ci. Mais j'ai ete touche par les recents commentaires et temoignages qui m'encourage a continuer a alimenter ce blog.
Un recent commentaire m'a amené notamment a me poser la question de mes grands parents. En effet, si le travesti cherche a incarner ce qui manque a la mere pour qu'elle soit complete (son phallus), ceci est probablement au propre refus de la mere envers sa propre castration. Il est probable que la mere de la mere du travesti (la grand mere maternelle) ait transfere a sa fille une image de la mere toute puissante, qui n'a pas besoin du pere (grand pere) ou qui n'a pas manifeste de facon evidente de desir ou d'admiration pour un homme en particulier.
La mere du travesti, en refusant sa castration a fait de son fils son phallus, un prolongement d'elle meme qui lui permet d'etre complete. On voit souvent ce genre de femme qui sont pleinement satisfaite de par la relation fusionnelle qu'elles ont avec leur enfant. Cette attitude a des consequences nefastes que l'enfant aura du mal a reconnaitre la castration symbolique de la mere (desir de la mere non exprimé) et essaiera de prolonger ce lien fusionnel par le travestisme qui retablira sa propre verite interne, a savoir que la mere n'est pas castree puisque c'est lui le phallus de la mere.
Il faut donc essayer de comprendre quelle education a pu recevoir la mere du travesti dans son enfance, sa relation avec sa propre mere, son propre pere et pourquoi elle en est arrivee a refuser sa castration. L'analyse des tantes et oncles du cote maternel peut aussi amener des elements.
Voici donc mes futures pistes d'investigations...
Un recent commentaire m'a amené notamment a me poser la question de mes grands parents. En effet, si le travesti cherche a incarner ce qui manque a la mere pour qu'elle soit complete (son phallus), ceci est probablement au propre refus de la mere envers sa propre castration. Il est probable que la mere de la mere du travesti (la grand mere maternelle) ait transfere a sa fille une image de la mere toute puissante, qui n'a pas besoin du pere (grand pere) ou qui n'a pas manifeste de facon evidente de desir ou d'admiration pour un homme en particulier.
La mere du travesti, en refusant sa castration a fait de son fils son phallus, un prolongement d'elle meme qui lui permet d'etre complete. On voit souvent ce genre de femme qui sont pleinement satisfaite de par la relation fusionnelle qu'elles ont avec leur enfant. Cette attitude a des consequences nefastes que l'enfant aura du mal a reconnaitre la castration symbolique de la mere (desir de la mere non exprimé) et essaiera de prolonger ce lien fusionnel par le travestisme qui retablira sa propre verite interne, a savoir que la mere n'est pas castree puisque c'est lui le phallus de la mere.
Il faut donc essayer de comprendre quelle education a pu recevoir la mere du travesti dans son enfance, sa relation avec sa propre mere, son propre pere et pourquoi elle en est arrivee a refuser sa castration. L'analyse des tantes et oncles du cote maternel peut aussi amener des elements.
Voici donc mes futures pistes d'investigations...
mardi 27 avril 2010
Enfance et dynamique familiale du travesti
Pour une fois, je ne vais pas écrire une de mes analyses ou théories, je vais simplement citer une étude sur l'enfance et la dynamique familiale du travesti:
http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=en|fr&u=http://gendersanctuary.com/pdf/xdress/childhoodfamilydynamics.pdf
et en version originale (anglais): http://gendersanctuary.com/pdf/xdress/childhoodfamilydynamics.pdf
Bonne lecture!
http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=en|fr&u=http://gendersanctuary.com/pdf/xdress/childhoodfamilydynamics.pdf
et en version originale (anglais): http://gendersanctuary.com/pdf/xdress/childhoodfamilydynamics.pdf
Bonne lecture!
vendredi 23 avril 2010
Travestisme et complexe d'oedipe
On a coutume de dire que le complexe d'œdipe est une étape essentielle dans le développement psychique de l'individu et que pour pouvoir gagner son autonomie l'enfant doit surmonter son complexe d'œdipe.
Qu'est-ce que le complexe d'œdipe? C'est un stade de développement (environ entre 5 et 7 ans) où l'enfant qui a vécu jusque là en fusion avec sa mère, prend conscience que là mère a un autre pôle d'affection que lui, et c'est en général le père ou tout du moins son compagnon.
Pour le garçon, il vit cela dans un sentiment de jalousie et il va prendre conscience que son père est plus fort, et se sortira du complexe d'œdipe en aimant et en s'identifiant à son père. Cet identification lui permettra également de surmonter la fameuse angoisse de castration qui le menace depuis qu'il s'est rendu compte de la différence anatomique entre les hommes et les femmes.
Pour le travesti, l'entrée dans le stade d'œdipe a été plus difficile car la mère a porté une attention uniquement envers son fils, elle oublié ou renié le père qui a été réduit à un rôle de faire valoir (une sorte de personne que l'on ne voit pas et qui subvient aux besoins de la famille, ou pas). Le rôle du père, en tant que pôle d'affection de la mère (c'est la mère qui doit faire ressentir cela à son fils, en l'écartant au profit du père) n'a pas existé.
Il n'y a donc pas u de jalousie, pas de rivalité, la mère n'a pas voulu se séparer de son fils qui est alors condamné à rester au stade de l'œdipe et la croyance de la fusion avec la mère persiste (situation d'amour fusionnelle).
C'est donc parce que la mère n'a pas voulu signifier à son fils qu'il ne pouvait être son amant, puisque la place est occupée par le père, que le fils est condamné à rester au stade de l'œdipe.
Je crois donc aujourd'hui que le travesti est bloqué au stade de l'œdipe.
L'angoisse de castration n'est pas surmontée, et il suffira d'une période de stress (familial, professionnel...) pour que le travesti ressente le besoin de faire revivre la situation d'amour fusionnel avec sa mère, si rassurante, si apaisante.
C'est pour cela que bien souvent l'envie de se travestir débute entre 5 et 8 ans (parfois plus tard), et persiste toute la vie.
Si des garçons arrivent à surmonter le complexe d'oedipe grâce à l'aide de leur mère qui reconnait son désir du père et l'impose en barrière à l'amour fusionnel, il doit être possible pour le travesti, de débloquer un situation sur laquelle il stagne depuis des années pour avancer.
Le stade de l'œdipe doit être vécu comme une déception, une frustration pour le fils qui réalise qu'il ne peut être l'amant de sa mère, et qui l'aidera à grandir et trouver une autre femme.
Le travesti a des femmes dans sa vie, mais aucune ne pourra remplacer la première puisqu'il n'y a pas eu de déception, et c'est pourquoi certains travestis, après avoir vécu une relation de couple, ou avoir fondé une famille avec une femme, ressente le besoin de tout plaquer pour vivre leur travestisme. C'est une manière de revivre son premier amour, celui avec sa mère.
Qu'est-ce que le complexe d'œdipe? C'est un stade de développement (environ entre 5 et 7 ans) où l'enfant qui a vécu jusque là en fusion avec sa mère, prend conscience que là mère a un autre pôle d'affection que lui, et c'est en général le père ou tout du moins son compagnon.
Pour le garçon, il vit cela dans un sentiment de jalousie et il va prendre conscience que son père est plus fort, et se sortira du complexe d'œdipe en aimant et en s'identifiant à son père. Cet identification lui permettra également de surmonter la fameuse angoisse de castration qui le menace depuis qu'il s'est rendu compte de la différence anatomique entre les hommes et les femmes.
Pour le travesti, l'entrée dans le stade d'œdipe a été plus difficile car la mère a porté une attention uniquement envers son fils, elle oublié ou renié le père qui a été réduit à un rôle de faire valoir (une sorte de personne que l'on ne voit pas et qui subvient aux besoins de la famille, ou pas). Le rôle du père, en tant que pôle d'affection de la mère (c'est la mère qui doit faire ressentir cela à son fils, en l'écartant au profit du père) n'a pas existé.
Il n'y a donc pas u de jalousie, pas de rivalité, la mère n'a pas voulu se séparer de son fils qui est alors condamné à rester au stade de l'œdipe et la croyance de la fusion avec la mère persiste (situation d'amour fusionnelle).
C'est donc parce que la mère n'a pas voulu signifier à son fils qu'il ne pouvait être son amant, puisque la place est occupée par le père, que le fils est condamné à rester au stade de l'œdipe.
Je crois donc aujourd'hui que le travesti est bloqué au stade de l'œdipe.
L'angoisse de castration n'est pas surmontée, et il suffira d'une période de stress (familial, professionnel...) pour que le travesti ressente le besoin de faire revivre la situation d'amour fusionnel avec sa mère, si rassurante, si apaisante.
C'est pour cela que bien souvent l'envie de se travestir débute entre 5 et 8 ans (parfois plus tard), et persiste toute la vie.
Si des garçons arrivent à surmonter le complexe d'oedipe grâce à l'aide de leur mère qui reconnait son désir du père et l'impose en barrière à l'amour fusionnel, il doit être possible pour le travesti, de débloquer un situation sur laquelle il stagne depuis des années pour avancer.
Le stade de l'œdipe doit être vécu comme une déception, une frustration pour le fils qui réalise qu'il ne peut être l'amant de sa mère, et qui l'aidera à grandir et trouver une autre femme.
Le travesti a des femmes dans sa vie, mais aucune ne pourra remplacer la première puisqu'il n'y a pas eu de déception, et c'est pourquoi certains travestis, après avoir vécu une relation de couple, ou avoir fondé une famille avec une femme, ressente le besoin de tout plaquer pour vivre leur travestisme. C'est une manière de revivre son premier amour, celui avec sa mère.
samedi 17 avril 2010
La fin de la toute puissance maternelle
cet article fait suite à celui que j'ai écrit hier qui portait sur la signification de la toute puissance maternelle pour le travesti et le fétichiste.
La tout puissance maternelle est une croyance originelle et aucun garçon n'y échappe. Cependant certains arrivent à s'en détacher alors que d'autres continuent à y croire, parfois inconsciemment.
Lorsque cette croyance persiste, le fils continue à croire que sa mère n'est pas castrée mais est bien dotée du phallus, symbole de la toute puissance.
Pour que cette toute puissance cesse, le fils a besoin d'un aveu de non toute puissance de la part de la mère. Il faut que la mère, à travers son discours, reconnaisse qu'elle n'est pas toute, et qu'en plus ce n'est pas son fils qui la comble mais le père (ou une tierce personne, comme le compagnon). Le fils a donc besoin, que la mère affirme une certaine admiration pour le père, qui devient le porteur de la toute puissance puisqu'admiré par la mère. C'est lui qui comble la mère et de ce fait, il soulage le fils du fardeau d'être celui qui comble la mère et d'autre part, en étant tout puissant il devient menace de castration.
Ainsi par peur d'être castrée par le père tout puissant, le fils arrive à surmonter le complexe d'œdipe, et l'angoisse de castration (voir articles précédents) et trouve un modèle d'identification fiable puisque puissant et recommandé par la mère.
Pour cesser de vouloir être le phallus de la mère, d'incarner la toute puissance maternelle (de se travestir en femme toute puissante, femme fatale), il est donc essentiel que la mère reconnaissance sa propre castration, qu'elle n'est pas toute puissante, et qu'elle reconnaisse la toute puissance du père afin qu'il serve de modèle d'identification pour le fils et d'interdit à la fusion mère-fils.
La tout puissance maternelle est une croyance originelle et aucun garçon n'y échappe. Cependant certains arrivent à s'en détacher alors que d'autres continuent à y croire, parfois inconsciemment.
Lorsque cette croyance persiste, le fils continue à croire que sa mère n'est pas castrée mais est bien dotée du phallus, symbole de la toute puissance.
Pour que cette toute puissance cesse, le fils a besoin d'un aveu de non toute puissance de la part de la mère. Il faut que la mère, à travers son discours, reconnaisse qu'elle n'est pas toute, et qu'en plus ce n'est pas son fils qui la comble mais le père (ou une tierce personne, comme le compagnon). Le fils a donc besoin, que la mère affirme une certaine admiration pour le père, qui devient le porteur de la toute puissance puisqu'admiré par la mère. C'est lui qui comble la mère et de ce fait, il soulage le fils du fardeau d'être celui qui comble la mère et d'autre part, en étant tout puissant il devient menace de castration.
Ainsi par peur d'être castrée par le père tout puissant, le fils arrive à surmonter le complexe d'œdipe, et l'angoisse de castration (voir articles précédents) et trouve un modèle d'identification fiable puisque puissant et recommandé par la mère.
Pour cesser de vouloir être le phallus de la mère, d'incarner la toute puissance maternelle (de se travestir en femme toute puissante, femme fatale), il est donc essentiel que la mère reconnaissance sa propre castration, qu'elle n'est pas toute puissante, et qu'elle reconnaisse la toute puissance du père afin qu'il serve de modèle d'identification pour le fils et d'interdit à la fusion mère-fils.
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