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mardi 12 décembre 2023
reve de travestisme fetichiste
Nouveau post 8 ans apres...
Je suis desormais marie avec des enfants. Une vie revee ou je me rends compte que malgre tout je refoule mes pulsions de travestisme. Et donc la nuit precedente, j'ai eu un reve erotique de travestisme fetichiste ou je mettais une culotte et des escarpins, ce qui m'a fait jouir au milieu de mon sommeil...
J'en ai donc profite pour analyser cette pulsion refoulee, qui est selon moi un deni de la difference des sexes. Le fait de voir une erection sous la culotte me fait incarner la femme dotee d'un phallus (ou j'incarne le phallus de la femme).
Ce deni est probablement herite du propre deni de ma mere, qui ne s'est jamais declaree comme "incomplete" ou en besoin du pere (ou d'un tierce personne). J'etais celui qui completait la mere. La mere fusionnelle a donc cree ce deni chez moi qui perdure a l'age adulte.
Est il possible de corriger cette pulsion en ayant conscience de ces origines? je ne sais pas.
A suivre...
vendredi 21 août 2015
Une page se tourne...
Alors que je m'appretais a mettre mes escarpins une derniere fois avant une "purge" force (la premiere soit dit en passant, car je n'ai jamais cru qu'une purge pouvait faire disparaitre les penchants travestis), je me suis mis a reflechir au moment de vivre mon fantasme.
Lorsque je me travestis, j'incarne une femme:
- soit toute puissante, une prostituee tres maternelle devant laquelle un jeune client se prosterne devant ses genoux, et caresse ses jambes
- soit enveloppante, a prodiguer des soins pour un jeune client
Il est evident que je recree ma relation avec ma mere a la fois toute puissante et enveloppante (le client etant moi-meme plus jeune).
Je suis coince dans ce souvenir car ma mere n'a pas reconnu la superiorite du pere, n'a pas manifeste de desir sexuel pour ce dernier.
Ma mere s'est concentre exclusivement sur sa relation avec moi et mon pere n'est pas intervenu, et n'a pas prononce l'interdit par le biais du nom du pere.
Decide a ne plus vouloir incarner a tout prix le manque de la mere (c'est a dire a ne plus etre une victime de cet oedipe non resolu que je n'ai pas voulu), je me suis arrete en plein fantasme et j'ai enleve les chaussures. Le fait que je me sois travesti la veille a joue probablement sur le fait que la pulsion fut moins forte (ou alors peut etre est-ce parce que je ne m'etais pas travesti integralement, ce qui m'aurait moins excite), toujours est il que j'ai su resister a la tentation.
Idealement il serait bien que je garde un petit sac d'affaires feminines pour les fois ou je craquerais, mais logistiquement ce sera difficile de le dissimuler.
Je suis donc sur le point de jeter mes dernieres affaires, une page se tourne, probablement que je serai amene a racheter des vetements/chaussures/perruques, mais pour l'instant je me dis qu'on verra.
Je vous tiens au courant, chers lecteurs.
Bien a vous.
Quand le fils comble la mere (a la place du pere)
Apres mon experience de travestisme d'hier, je me suis replonge dans l'analyse de mon enfance, et en particulier du triangle familial pere-mere-enfant.
Je sais que j'ai souffert d'un amour sans limite de ma mere, qui n'a pas manifeste d'envie de penis. Je suis reste coince dans cette relation duale, fusionne avec ma mere, qui m'a amené a m'identifier au phallus de ma mere, c'est a dire que j'en suis arrive a croire au fond de moi que j'incarnais ce qu'il manque a la mere, je suis celui qui la comble.
Cette croyance explique les comportements pervers, dont le travestisme fétichiste.
M'a mere s'est donc investie a 100% dans sa relation avec moi, mais était-ce suite a la défection e ma mere, ou l'absence d'envie de penis était elle deja écrite avant ma naissance? Un peu des deux je pense. A mon avis ma grand mere maternelle était vue comme le parent fort par ma mere puisqu'elle élevait 10 enfant, et que mon grand pere paternel était probablement absent la plupart du temps du foyer.
Quand a mon pere, il a du avoir des parents similaires puisqu'il a démissionné de son role de parent séparateur, mais encore une fois la place de separateur se fait au bon vouloir de la mere, le role de l'envie de penis de la mere est donc plus important que la demission du pere pour expliquer le fétichisme et le travestisme fétichiste.
La perversion resulte donc de la non mise en place de la relation triangulaire et la non separation avec la mere.
voici donc les causes du travestisme fétichiste:
- relation exclusive, duale, fusionnelle mere-fils (la mere ne laisse pas de place au pere)
- absence d'envie de penis de la part de la mere
- illusion du fils qui croit qu'il est celui qui comble le manque de sa mere (phallus), il prend la place du pere (-> complexe d'oedipe non resolu)
- pere absent qui se satisfait qu'il n'ait rien a faire ou que la mere ne le fasse pas intervenir davantage
Le résultat sera le suivant:
- angoisse de castration (qui provient du fait que le fils n'a pas attribue le phallus au pere et continue de croire que la mere est pourvue d'un phallus, en incarnant le phallus de la mere)
- travestisme (re-creation d'un image d'une mere toute puissante, pourvue d'un phallus sous ses vêtements. La revelation du penis sous les vêtements sera terriblement excitante pour le travesti)
- sequelles qui restent durée tout la vie d'adulte, le travesti subit des pulsions de travestisme tout au long de sa vie d'adulte
- interference avec vie de couple ou vie familiale
Si vous souhaitez en savoir plus sur le complexe d'oedipe, je vous invite a re-visiter ce lien: http://www.blog-psychologue.fr/article-le-complexe-d-oedipe-periode-fondamentale-de-l-organisation-psychosexuelle-88930815.html
Bien a vous
jeudi 20 août 2015
la der des der?
Dans un precedent billet, je parlais de mes apprehensions a m'installer chez ma copine: allais-je être capable de vivre sans le travestisme? si non, ou pourrais je dissimuler mes affaires et quand aurais je l'occasion de m'adonner a mon passe temps secret?
Et bien le temps est passe plus vite que prévu et la decision a été prise je m'apprete a emménager avec ma copine.
Au prix d'efforts psychologiques assez intenses (je me ressassais les causes du travestisme fétichiste, une mere "poule" non désirante qui s'investissait a 100% dans sa relation avec son fils, d'ou l'absence de pere symbolique et une separation impossible avec la mere "non castres" avec identification a cette mere), je suis arrive étonnemment a me passer du travestisme et de manière générale mon activité sexuelle était plus réduite, meme avec ma copine.
Pour preparer le demenagement, je commencais a trier mes affaires et j'ouvrais la "boite de pandore" (comprendre la valise contenant tous mes vêtements et accessoires féminins). je me décidais alors a succomber une derniere fois a la tentation (bien qu'au fond de moi, je ne sais pas encore comment je pourrai vivre sans le travestisme). je me suis alors travesti totalement en mettant robe noire, perruque, escarpins et accessoires, et je me suis laisse aller a mes fantasmes. Encore une fois j'incarnais une prostituee dont le role était de consoler les hommes en leur faisant des petites gâteries et en me soumettant pour assouvir leurs pulsions. Cette femme que j'incarnais répondait a tous les besoins/pulsions de ces hommes pour apaiser leurs angoisses.
Cette femme était bien sur ma mere, qui faisait tout pour apaiser mes angoisses.
Je n'ai donc pas connu la frustration, je n'ai pas connu la separation (par le biais de la manifestation du désir de la mere pour un autre homme) ce qui m'a conduit a m'identifier au désir de ma mere.
Ma mere continue de prolonger ce schema avec ses petits enfants en répondant a chacun de leurs caprices.
La mere poule est donc nocive au développement du garçon.
Ceci étant dit (ou écrit), je verrais bien ou tout cela me mène, dans ma vie de couple (et éventuellement de famille).
Merci de me faire part de vos commentaires ou conseils, ils sont comme toujours les bienvenus.
Bien a vous, chers lecteurs.
mardi 14 avril 2015
Quand la mère occupe toute la place (et n'en laisse pas au pere)
Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas travesti. C'est vrai que ça soulage, et encore une fois je pense en avoir tire quelques enseignements. Comme les fois precedentes, mon fantasme consistait a incarner une femme très sexy et maternante, enveloppante, prête a tout pour répondre (sexuellement) a tous les besoins d'un jeune homme et abaisser ses angoisses .
Dans ce fantasme je revis la relation incestueuse avec ma mere, qui essayait de gommer toute frustration que je pouvais avoir, puisque j'incarne la mère, et le jeune homme n'est autre que moi. Je comprends que j'étais l'objet d'une mère omniprésente, enveloppante, qui n'a laisse aucune place au pere. Ma mère était en quelque sorte castratrice puisqu'elle occupait toute la place et prenait toutes les décisions. Ce mode de prise de décision était subtil, en suggérant en laissant entendre que de toute façon c'est toujours elle qui avait raison.
Il n'est donc pas étonnant que dans ce contexte, j'ai attribue la toute puissance (le fameux phallus) a la mère. Ma mère se voyait elle meme toute puissante, et j'etais l'objet de sa toute puissance, puisqu'elle se sentait si indispensable pour moi.
La mère ne voulait pas perdre cette situation privilegiee, si gratifiante pour elle, et c'est pour cela qu'elle n'a laisse aucune place au pere, pour ne pas avoir a me partager.
Le travestisme semble donc resulter du comportement d'une mère omniprésente, castratrice (et non castrée) qui n'a pas attribue la toute puissance au pere.
Je comprends mieux mon fétichisme pour les chaussures a talons, lorsque j'en porte, je deviens cette mere toute puissante, phallique, d'ou le sentiment de bien être et de protection.
Maintenant comprendre ne signifie pas guérir, j'espère néanmoins que la compréhension de ces éléments m'aidera a m'affranchir de cette image de la mère castratrice.
jeudi 16 octobre 2014
ma mère aime t elle les hommes?
ma mere a ignoré le père, et n'a pas fait vivre une image positive du père (tu ne fumeras pas comme ton père). Je me suis toujours demandé si ma mère, aimait les hommes en général. Elle s'entend bien avec ses frères, mais je crois qu'elle a toujours une vision très matriarcale de la famille, avec une mère omniprésente qui fait tout, et qui répond à tous les besoins des enfants.
ma mère aimait bien quelques chanteurs et acteurs des années 70. Aurais je pu les prendre comme modèles puisqu'ils devaient être les seuls hommes plus ou moins admires par ma mère?
ma mère est peut être féministe, mais surtout je crains qu'elle n'ait qu'une très faible estime pour la gent masculine en général.
Mes tantes sont souvent soient célibataires, soit mères omnipotentes.
Étant élevés par des amazones, les fils n'ont d'autres choix que s'identifier à une femme forte.
Les traumatismes de l'enfance
Comme d'habitude, je me retrouve a ecrire un article apres une experience de travestisme qui s'est suivie d'une remise en question. Ca se passe toujours comme ca, de maniere cyclique: tout va bien, puis les fantasmes de travestime surgissent, puis la tentation devient trop grande, je me travestis, et j'essaie de comprendre pourquoi. Est-ce parce qu'ai eu une mere qui se sentait bien plus concernee par ses enfants que par son mari? Ma mere n'avait elle pas de desir heterosexuel (ou de desir tout court) oriente en dehors des enfants?
Lorsque je me travestis, je m'identifie a la mere enveloppante. Je fantasme que je suis la pour combler tous les besoins d'un homme jeune, qui bien me fait penser a moi plus jeune. Je recree cette situation de fusion avec la mere, protectrice, enveloppante. Lorsque je porte les escarpins, je me sens protege d'un mnde exterieur hostile, je me sens plus sur(e) de moi, car au fond la puissance de ma mere est en moi.
Il n'y a pas eu de separation, pas d'image positive du pere pour fixer le desir de la mere et representer un pole d'identification.
J'ai lu un article qui faisait le lien entre travestisme et transexualite qui essayait de faire ressortir des causes sur les problemes d'identification sexuelle (ou de genre). Cet article se trouve ici: http://spobianoi.wordpress.com/category/trans-identite/
Cet article prend l'exemple d'un travesti qui a grandi dans un environnement ou les hommes etaient violent et/ou alcoolique, finalement assez faibles dans leur virilite et leur psychisme. La mere devait proteger les enfants des abus des hommes (le pere ou beau pere) et l'enfant, futur travesti ou transexuel devinait que le sexe "fort" etait bien le sexe feminin, et qu'il ne fallait surtout pas s'identifier aux hommes.
Ma mere a toujours ete dominante. Elle prend les decisions en manipulant le pere de telle sorte a gerer les affaires comme bon lui semble. Mon pere avait quelques penchants pour la cigarette et la biere, et ma mere m'avait fait jurer de ne pas faire comme mon pere. Je comprenais qu'il ne devait pas etre mon exemple.
Dans mon cas, car je suppose que les causes du travestisme sont multiples, et peut etre differente pour chaque travesti, les causes furent une mere dominante ou "forte", un pere "faible" et le fait que ma mere m'interdisait de prendre exemple sur mon pere. Il valait mieux etre feminin en quelque sorte.
J'ai manque de modele masculin, mais surtout ma mere n'a pas mis en avant de pole d'identification masculine pour moi.
Elle voulait peut etre garder l'exclusivite sur la relation qu'elle avait avec moi et c'est peut etre pour cela que je m'efforce de recreer cette relation en me travestissant et en m'identifiant a une femme "phallique".
Il y a donc eu un environnement favorable au developement du travestisme fetichiste et peut etre une ou deux experiences traumatisantes (violence psychique du pere, humiliation) qui ont declenche le phenomene.
Suite au prochain episode...
Encore une fois, n'hesitez pas a me faire part de vos commentaires, ils sont les bienvenus.
Bises a tous et toutes
mercredi 20 août 2014
Une mere fusionnelle et un pere trop castrateur a l'origine du fétichisme et des perversions sexuelles
Le fetichisme est une perversion sexuelle (pour en savoir plus voir le lien sur les perversions sexuelles).
Dans le travestisme fétichiste, deux phénomènes interviennent: le déni de la castration de la mere, et le clivage du moi (une part de soi, inconsciente, nie la castration et une autre part de soi, consciente, la reconnait). Comme le déni n'est pas total, le travesti n'est pas psychotique.
Il semblerait, selon l'article cite dans le lien ci dessus, que le demi de la castration viendrait d'un pere trop castrateur qui rendrait la separation avec la mere plus difficile, ou encore pourrait provenir d'une mere qui ferait de son fils son fétiche. Si l'enfant fétiche est manipulable, le fils peut sombre alors dans la psychose.
Je ne sais pas dans mon cas si c'est mon pere trop colérique et castrateur (j'interprétais ses colères comme des accès d'hystérie non contrôles face a une situation non maîtrisée) ou si c'est ma mere elle meme "perverse" puisqu'essayant de nier sa propre castration en faisant de moi son fétiche.
Une mere qui refuse de cesser la relation fusionnelle et qui prefere les liens privilégies avec son fils a sa relation de femme avec son mari est donc susceptible d'entrainer le développement d'une structure perverse chez le fils avec manifestation du fétichisme ou de l'homosexualité. Il se dit meme que le fétichisme serait une defense contre l'homosexualité, je vais essayer d'explorer cette voie dans le futur.
vendredi 15 août 2014
Mere incestueuse, pere absent et structure perverse
Cela fait bientôt trente ans que je me travestis (depuis l'enfance donc).
Au fil de mes recherches j'ai appris que le travestisme fétichiste était le résultat d'un mode de resolution du complexe d'oedipe aboutissant a une structure perverse plutôt que névrotique ou psychotique.
L'angoisse de castration est toujours la, est parce que la mere a refuse de donner une place au pere symbolique, parce que la mere voulait jouir de sa position privilégiée avec le fils, elle a abuse de son pouvoir et donne l'illusion au fils qu'il était ce qu'il manque a la mere pour être toute. Plus qu'une illusion, c'est surement ce qui s'est passe, j'ai souffert d'une mere "incestueuse" qui prefere être comblee par son fils que par un autre homme. La mere n'a pas l'envie de penis que la plupart des femmes manifeste (selon Freud), et substitue cette envie de penis a l'envie d'enfant (ce qui est normal), mais le pere n'a pas pu jouer son role de séparateur et de représentant de la loi, soit parce qu'il n'a pas voulu intervenir, soit parce que la mere ne lui en pas donne la possibilité.
Je pense donc que le travestisme fétichiste et le résultat d'un problème evident de couple entre la mere et le pere (absence de désir), l'enfant ne voit pas difference entre l'adulte (la mere) et lui, et ne voit pas le pere en tant que rival ou représentant de la loi. En ce sens, l'enfant n'a pas été protege et doit le seul moyen de s'en sortir et de nier la castration de la mere, puisque celle ci nie sa propre castration en érigeant son fils comme son propre phallus.
Les travestis fétichistes sont en quelque sorte des enfants abuses (par leur mere), victimes de l'abus de leur mere et l'abandon du pere.
Le travesti grandit donc en restant bloque au stade du pervers polymorphe décrit par Freud, et reproduira son mécanisme de defense contre l'angoisse de castration pendant toute sa vie (voir article suivant: La perversion polymorphe, son devenir de l'enfant à l'adulte).
Peut on revenir sur le passe, et guérir des blessures du passe? je ne sais. Je prefere garder espoir qu'un jour j'arriverais a me sortir de cette situation difficile, car l'espoir fait vire comme on dit...
jeudi 14 août 2014
Comment progresser et sortir de la structure perverse (deni de la castration)
Cela faisait très longtemps que je ne m'étais pas travesti. Alors que je voulais un peu ranger chez moi, je me laissais aller a ouvrir une boite de pandore contenant des escarpins. Cela ne m'excitait que moyennement alors je me suis travesti entièrement. J'ai évidemment pris beaucoup de plaisir, meme si je n'étais pas très satisfait par l'image que je renvoyais dans le miroir, et l'excitation était breve mais intense. Alors que je rangeais tous les "accessoires", je passais alors en mode "remise en question". Dans ce mode, j'essaie de comprendre pourquoi j'ai eu cette pulsion, parce qu'en temps normal je n'ai pas de désir de vivre en femme ou de m'habiller en femme.
En general après une experience de travestisme je passe toujours par une phase de remise en question, dans laquelle je déprime et me pose beaucoup de questions. Je pense que ce genre de moment est important, parce cela me permet de me recentrer et d'essayer de progresser et d'aller de l'avant.
Je me remets alors a refaire des recherches internet pour essayer de trouver des "briques" de théorie du développement psychosexuel, souvent inspirées des textes de Jacques Lacan, qui apporteront des elements de réponse a mes questions.
Je suis tombe alors tombe sur cet article que trouve très intéressant: Les trois temps du complexe d'Oedipe selon Lacan
Et je me mets a réfléchir sur le comportement de ma mere, fusionnelle et qui cherchait a répondre a toutes mes demandes, et mon pere colérique, sa colère étant souvent un aveu de faiblesse pour résoudre des situations qu'il n'arrive pas a maitriser.
Je me suis donc identifie au désir de la mere, je suis encore dans une structure perverse ou j'essaie de nier la castration de la mere par le travestisme en incarnant le désir et le phallus de la mere. Ma mere n'a pas fait de place au pere dans son discours, et mon pere n'a pas essayer de nous séparer ma mere et moi et tenant sa place d'amant auprès de ma mere. Si ma mere prefere l'enfant au pere, l'entree dans le monde symbolique n'est pas possible.
Je pense avoir compris l'essentiel des 3 temps du développement du complexe d'oedipe selon Jacques Lacan. Mais j'aimerais ne pas être bloque au 1er temps ou au deuxième, enfin progresser pour atteindre le troisième temps qui est celui de la resolution de l'oedipe. Je voudrais avoir été prive de mere par le pere, j'aurais aime que mon pere intervienne pour briser la fusion mere-fils, j'aurais aime que ma mere n'oublie pas son désir envers mon pere, si tant est que celui ci ait existe un jour.
La mere du travesti ne veut pas sortir de la fusion, elle ne veut pas faire de place au pere, elle ne veut pas ériger le pere en séparateur et en représentant de la loi. Le fils croit alors encore être le phallus de la mere et le seul moyen pour survire et de nier la castration. Le travestisme est donc un moyen de defense contre l'angoisse de castration, car la mere n'a pas permis la resolution de l'oedipe.
Si j'ai la possibilité, j'essaierai de retourner en thérapie.
Les articles que j'écris sont ma thérapie, en formalisant ma penser, cela me permet d'avoir les idees plus claires pour essayer de comprendre ce qui n'a pas tourne rond et ce qui ne tourne pas rond aujourd'hui. J'espère en meme temps apporter des réponses aux questions que d'autres travestis fétichistes dans la meme situation pourraient se poser.
Encore une fois merci pour les commentaires de lecteurs qui apprécient ma contribution a ce sujet complexe et si méconnu a la fois des psychologues et du grand public.
Salutations.
dimanche 5 janvier 2014
Lorsque la mere n'est plus Toute (puissante)
J’ai souvent ecrit que la principale cause racine du travestisme fetichisme etait une mere toute puissante, mais j’avais du mal a definir ce qu’etait une mere toute puissante.
Mes recentes reflexions sur le role du pere (symbolique), separateur de la mere et du fils, et representant de la loi m’ont amene a mieux comprendre le concept de mere toute (puissante).
Une mere toute puissante est une mere qui ne reconnait pas la fonction separatrice du pere et qui veut incarner a la fois le role maternel et la fois la representante de la loi.
Si la mere incarne la tendresse ET la loi, elle est toute puissante et c’est ce qui mene a la perversion du fils.
Mais si elle donne la fonction de representant de la loi au pere, elle n’est plus toute. Le triangle oedipien s’etablit, la mere est incomplete et le fils peut enfin se sortir de l’illusion que la mere est toute et peut enfin se separer de la mere, grace au pere (symbolique).
Il est donc primordial que la tendresse et la loi soit séparées, et ne soient pas incarnées uniquement par la mere. La separation (des pouvoirs) est l'initiation du processus de separation/individuation qui sauvera le fils de la perversion. L'apparition d'un tiers (le pere) représentant de la loi, reconnu des le debut par la mere, permettra au fils de sortir de l'oedipe et de la fusion mere-fils.
Sources:
- la fonction symbolique de l’oedipe
- A quoi sert le pere?
vendredi 3 janvier 2014
La fonction symbolique de l'Oedipe
Dans le precedent billet, je parlais de la relation entre loi et desir. Je suis tombe sur un page web, que j’avais deja consulte il y a quelques temps qui me semble decrier l’essentiel. Cette page est disponible ici.
En voici un extrait:
La Loi du Père : le père sera ici le médiateur. Il interviendra comme privateur, séparant l'enfant de la mère. Il interdit à l'enfant de fusionner avec la mère: "tu ne coucheras pas avec ta mère!". C'est l'interdit de l'inceste. Le père retient la mère de s'approprier son enfant. Cet interdit s'appelle: la "Loi du Père". Pour que ceci s'effectue, il faut que la fonction du père soit reconnue par la mère, puis par l'enfant. La place de séparateur doit donc exister déjà dans l'esprit de la mère. Le père pourra être tyrannique, soumis, volage ou fidèle, il faudra néanmoins que la mère le reconnaisse comme séparateur (et non comme géniteur). Cette fonction paternelle doit exister dans l'esprit de la mère dés le début. L'enfant lui, ne la découvrira qu'au moment de l'Oedipe.
L'enfant passe du statut de celui-qui-est le Phallus de la mère à celui-qui-veut-l'avoir. Il renonce ainsi à son désir: c'est une castration symbolique. Son désir véritable va être repoussé dans l'inconscient (refoulement originaire). Il assume ici un sacrifice. Cet interdit va libérer l'enfant, car désormais séparé de la mère, il pourra disposer de lui-même. Il va s'orienter vers l'avenir et s'engager dans la quête d'objets affectifs de plus en plus éloignés de l'objet initial.
Par l'interdit, l'enfant entre dans la culture. Il devient sociétaire. Il s'incère dans une structure familiale. Il ne peut y avoir coïncidence entre les liens d'alliance et de parenté. Cette loi de limitation préserve la famille, assure les générations contre la compétition continuelle et oblige l'individu à aller chercher ailleurs ses relations. C'est une loi de communication et d'ouverture du clan. L'enfant vit, au moment de l'Oedipe, une puberté psychologique fondamentale pour la conservation de l'ordre culturel. Il passe d'une histoire individuelle à une histoire collective, car il connaît sa juste position dans la société, ses droits et ses limites.
Fonctions du conflit Oedipien
· 1/ L'enfant passe d'une relation d'objet duelle à une relation d'objet triangulaire. C'est la relation adulte génitale par excellence;
· 2/ Par l'interdit du parricide et l'interdit de l'inceste, l'enfant passe de la nature à la culture. Il est soumis à la loi commune sociale, loi d'échange et d'interdiction;
· 3/ Il accède à la différence des sexes grâce à l'identification au parent du même sexe que lui. L'identification se fait sur les plans morphologique et psychique. Il reconnaît par la même occasion l'Autre comme différent;
· 4/ Une partie de la personnalité de l'enfant va assumer cet interdit et cette identification. C'est le Surmoi, héritier de l'Oedipe. C'est l'intériorisation des interdits et exigences parentales et sociales, censeur du futur adulte. Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale. Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité;
· 5/ Émergence de l'idéal du Moi : c'est un modèle idéalisé auquel le sujet cherche à se conformer, résultat de l'identification aux parents idéalisés. C'est une instance très narcissique, substitut de la toute-puissance de l'enfant (de "je peux tout" à "je voudrais tout pouvoir"). Le Moi se compare à un idéal, et cela permet à l'individu de se dépasser.
mardi 31 décembre 2013
La loi du désir
je me suis souvent pose la question de la relation en loi et désir, puisqu'en tant que pervers je transgresse la loi (l'interdit de l'inceste), parce que ma mere n'a pas fait part de son désir pour le pere.
Mais en parlant du pere comme l'objet de son désir, la mere ouvre la voie vers la loi du pere qui est tout d'abord la loi du désir:
- la mere desire le pere
- l'enfant ne peut desirer la mere et vice versa
Le pervers n'a pas le choix et doit créer sa propre loi pour pourvoir jouir de la mere en toute impunité car c'est bien de cela qu'il s'agit lorsqu'on se travestit (dans le cas du travesti fétichiste, je ne parle parle pas du cas des transsexuels ou des drag queens).
La loi n'a pas été clairement édictée par la mere qui a garde des attitudes séductrices pour prolonger le lien fusionnel avec son fils le plus longtemps possible.
Je vais essayer de travailler la dessus, encore une fois si vous avez des commentaires n'hésitez pas a m'en faire part!
Sur ce bon réveillon et a bientôt en 2014!
lundi 30 décembre 2013
le travestisme, une perversion pour se protéger
le travestisme fetichiste est donc une perversion, un déni de la castration de la mere et de la loi du perd. Ce déni est il un choix de l'enfant ou a t il été impose? il semblerait qu'une mere fusionnelle (qui ne veut pas lâcher prise) et un perd qui accepte la fusion mere-ils sont des facteurs pour expliquer que le pervers se cree sa propre loi pour se protéger de l'angoisse de castration.
la perversion est donc une transgression de la loi .
Dans mon cas, il est clair que:
- ma mere avait une tendance a ne pas vouloir lâcher prise et a vouloir maintenir le lien fusionnel si gratifiant pour elle
- ma mere n'a pas présente le perd comme 'objet de son désir, et de ce fait l'interdit d'inceste n'a pas été prononce
- ma mere a laisse peu de place au perd, préférant garder le role de mere-loi et de mere-poule
- mon perd était plutôt absent, convaincu qu'il ne pourrait faire mieux que la mere pour les taches d'education
Prisonnier de la relation a la mere, la loi du pere (loi du désir) n'est pas très credible et n'est pas assez solide, et le garçon doit suivre la loi de la mere et se protéger de l'angoisse de castration grace a la perversion. Le travesti, en mettant des habits de femme empruntes a sa mere, se permet de jouir de la relation fusionnelle a la mere.
J'aimerais désormais reinstaure la loi du pere, en tant qu'objet du désir de la mere, pour me fixer des limites et ne plus avoir a me travestir pour me protéger.
Le travesti est un enfant qui a vécu un traumatisme, qui n'a pas été protege. En pleine depression, j'espère pouvoir trouver des pistes pour corriger le passe douloureux.
le deni de la castration a l'origine de la perversion
Mon état dépressif actuel me fait lire le maximum de textes relatifs au complexe d'oedipe et a l'angoisse de castration.
L'angoisse de castration liée a la découverte que la mere ne possède pas de penis et que le garçon risque de perdre le sien a son tour peut se résoudre de 3 façons:
- l'intervention du pere symbolique (dans le discours de la mere) en tant qu'objet du désir de la mere, permet au garçon de ne pas vivre la relation d'inceste symbolique avec sa mere et de devenir un individu sépare de sa mere. il refoule l'angoisse de castration.
- si la mere ne parle pas du temps du perd, et au contraire cherche a prolonger le lien fusionnel avec son fils (forclusion du nom du perd), le garçon peut sombrer dans la psychose et perdre pied avec la réalité et avoir des difficultés de langages
- pour le travesti et le fétichiste, l'angoisse de castation est recule par le déni de la castration. le fétichiste se persuade que la mere est toujours pourvue du phallus symbolique par le biais du fétiche et le travesti recree d'image d'une femme phallique, qui lui permet de jouir de sa relation incestueuse avec sa mere. On est dans le cas de la perversion.
Je vais essayer de me renseigner comment on peut traiter une perversion comme le travestisme fétichiste.
Prisonnier d'une mere surprotectrice et non désirante/sexualisee (mere incestueuse symboliquement)
La depression est parait il, un moment privilegie pour se ressourcer. Etant en train de vivre des moments psychologiquement intenses, c’est l’occasion pour moi de le verifier.
Travesti fetichiste depuis l’age de huit ans, je suis en couple depuis 2 ans avec une fille que j’adore. Elle voudrait qu’on vive ensemble et ne comprend pas que je ne franchisse pas le pas. Le hic, c’est qu’il m’arrive de me travestir de temps en temps, en general lorsque le stress monte, et de me masturber pour faire redescendre la pression (entendre faire redescendre le stress ou l’angoisse). La therapie que j’ai commence il y a plus de dix ans et que j’ai poursuivie sous forme d’auto-analyse m’a permis de comprendre que l’angoisse etait liee a l’angoisse de castration du fait d’un complexe d’oedipe non resolu. La separation avec la mere ne s’est pas bien faite, probablement a cause d’un deficit du pere symbolique ou pere tel que decrit dans le discours de la mere. Dans le cas classique (voir rappel théorique ici), la mere parle du pere comme l’objet de son desir, ce qui soulage le fils car il n’a pas besoin d’etre l’objet du desir de la mere.
Pour en revenir a ma relation de couple, je ne voulais pas emmenager avec ma copine car je ne savais pas comment je pourrais continuer a avoir des moments de travestisme sans en parler a ma copine car comment cacher mes accessoires (vetements feminins)?
Cette situation etait stressante, et recemment un autre problème est survenu, a savoir des difficultes a maintenir une erection pendant l’acte sexuel.
J’avais peur en penetrant ma copine, que mon penis soit absorbe ou croque par son vagin. J’ai alors pense que cela provenait encore de la relation avec ma mere surprotectrice/devorante qui fait que d’un cote je peux avoir peur de l’abandon et d’un autre cote j’ai peur d’être devore (voir la mere dévorante). Ceci s’est confirme par un reve fait la nuit precedente dans lequel j’etais poursuivi par ma copine qui etait bienveillante, mais lorsqu’elle me rattrapait se transformait en loup pret a me dévorer (le penis).
Je me suis demande alors s’il s’agissait d’une peur des femmes, si j'etais homosexuel, mais je n’ai jamais senti d’attirance physique pour les hommes.
Lorsque je me travestis, j’incarne une femme objet, la plus sexuellement desirable, mais munie d’un penis. Mes experiences de travestisme se terminent systematiquement par la satisfaction sexuelle, lorsque je m’imagine dans un role de femme fatale, objet sexuel et femme phallique. Le travestisme est donc pour moi semble t il un mecanisme de defense contre l’angoisse de castration, car le refoulement decrit par Lacan dans sa theorie sur le nom du pere n’a pas pu avoir lieu car ma mere n’a pas fait vivre le pere symbolique ou en a donne une image depreciee (pere colerique, immature, alcoolique). Je pense donc que mes difficultes sont liees a l'image qu’a ma mere de son propre pere et des hommes en general qui ne sont que des faire valoir.
Je vais donc essayer de profiter de cette depression pour reprendre une therapie avec un spécialiste et esperer resoudre, si c’est possible, mon complexe d’oedipe et ce malgre la défaillance de ma mere a produire une image de pere positive/ideale pour me separer d’elle. Ma mere n’a pas voulu la separation, mais je me rends compte que si je veux advancer il faudra que j’essaie de revenir sur les raisons qui ont fait que je n'ai pas peu refouler cette angoisse de castration et m'ont amené a développer un mécanisme de defense.
Suite au prochain billet de blog.
N'hesitez pas a me faire part de vos commentaires si vous avez, merci.
jeudi 22 août 2013
Tout dire a sa compagne, ou pas...
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas raconter mes états âme, mais solliciter les avis de travestis en couple.
En effet, ma copine souhaite que nous emménagions ensemble, ce qui est légitime, mais je crains qu'en vivant ensemble, elle finisse par découvrir mon "secret" a savoir que je me travestis de temps a autres, lorsque le besoin est irrépressible et cela pour assouvir une sorte de besoin sexuel.
Il me sera difficile de cacher ma malle "secrete" qui contient mes vêtements féminins et vu qu'elle a une fille qui viendrait vivre avec nous, je ne sais pas bien quand je pourrais me travestir.
Je suis donc dans un dilemme, car en réfléchissant ainsi je risque de ne jamais vivre avec une femme donc peut être faut il juste se lancer.
Ce soir j'avais envie de tout avouer, car quitte a s'engager autant ne rien cacher, mais je ne suis vraiment pas certain qu'elle comprendrait, et je ne voudrais pas qu'elle divulgue mon secret si nous venions a prendre nos distances un jour, ou même qu'elle raconte cela a sa meilleure copine a qui elle dit tout.
Si parmi ceux qui me lisent, certains ont vécu une situation similaire et souhaite me donner des conseils je suis preneur!
Merci d'avance pour votre aide
jeudi 14 mars 2013
Une autre synthese
Je poste aujourd'hui une synthese que j'ai poste sur le site www.abkingdom.com:
J'ai lu avec beaucoup d'interet les posts de chacun et je pense que meme si les theories issue de la psychologie clinique ou de la psychanalyse sont assez generales, dans mon cas elle se verifient assez bien. Je suis en effet un travesti occasionnel, je me travestis pour mon plaisir sexuel solitaire, et j'ai eu une mere que je qualifierais de "toute-puissante" c'est a dire plutot enveloppante, un peu autoritaire, et surtout qui n'a pas introduit le pere comme limite a sa toute puissance.
La citation du "nom du pere" comme objet de son desir, et representant de la loi, par la mere est ce qu'on appelle le processus de castration symbolique et c'est un processus initie par la mere elle-meme.
Dans le cas du fetichisme et du travestisme, la mere a voulu garder les "pleins pouvoirs" pour garder l'exclusivite de la relation avec son fils et ne pas avoir a partager. Non seulement la mere du fetichiste et du travesti ne veut pas impliquer le pere, mais elle le garde a distance en ne citant pas son nom (c'est ce qu'on appelle le deni du pere). Dans ces circonstances, il est difficile pour le jeune garcon de surmonter son angoisse de castration lors du stade de l'oedipe et de s'identifier au pere.
La mere du travesti est donc possessive, et le refus de sa propre castration avec l'envie de faire de son fils son complement, provient probablement d'un complexe d'electre (pendant feminin du complexe d'oedipe) mal resolu.
Pour plus d'informations, je vous invite a consulter mon blog: lydieasia.blogspot.com
Salutations a toutes et tous
dimanche 27 janvier 2013
une synthese tres intéressante
Aujourd'hui je souhaite partager un article sur le complexe d'oedipe que j'ai trouve intéressant car il fait la synthese de toute la théorie psychologique que j'ai pu exposer et etudier jusqu'a present.
http://www.blog-psychologue.fr/article-le-complexe-d-oedipe-periode-fondamentale-de-l-organisation-psychosexuelle-88930815.html
J'espere que vous apprécierez.
jeudi 8 novembre 2012
le travesti joue le role de sa mere... et son role d'enfant
Apres une experience de travestissement, j'essaie toujours d'analyser les fantasmes erotiques que j'ai eus, et pourquoi je les ai trouves excitants.
Aujourd'hui, je me suis habille en femme fatale tres sexy (robe noire courte, perruque et escarpins tres hauts noirs), visiblement dominante.
Je fantasmais que je me donnais a un homme extremement viril dont la fonction n'etait que de flatter mon ego, et de me faire sentir femme. Mais rapidement, je me rendais compte que ce que je recherchais, c'etait de m'identifier a une femme tres maternelle, consolante qui repondait aux besoins de cet homme, qui etait en fait moi. La fellation que lui faisais n'avait pour but que d'apaiser les tensions de cet homme et l'aider a se sentir bien.
A travers ce fantasme j'incarnais a la fois la femme maternelle, enveloppante qui repond a tous les besoins, et en meme temps je me projetais sur cet homme, qui etait moi enfant, a la recherche d'une protection.
Il s'agit donc d'un fantasme de fusion, ou j'incarne les deux roles dans la relation mere-fils.
Je retiens les concepts suivants:
- image de la femme dominante (tenue de femme fatale, extremement sexy, la beaute etant un instrument de domination)
- incarnation de la mere enveloppante, mais egalement comprehension des besoins de l'homme (la fusion m'amene a me projetter dans les 2 roles)
C'est pourquoi le travestisme est pour moi une experience avant tout solitaire, car par la fusion j'incarne a la fois le fils en demande et la mere nourriciere. Je me rends compte d'ailleurs que je suis particulierement attire par les femmes plutot maternelle, douce, et avec des "formes".
On retrouve donc la notion de mere "poule" et dominante, focalisee sur son fils (pas de compagnon, de mari ou d'amant pour venir troubler la relation). En l'absence de separateur, le fils est prisonnier de la relation fusionnelle...
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